Je subis, je suis témoin de violences...

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Notre pays est entré depuis le 17 mars dans un confinement strict. Bien que nécessaire pour lutter contre l'épidémie, cette situation augmente l'exposition des femmes et des enfants aux violences intrafamiliales.

Les quelques 200 000 femmes victimes de violences et leurs enfants sont désormais contraintes de partager 24h/24 le même domicile que l’auteur des violences, les soupapes de la vie quotidienne (activités professionnelles, sorties, éventuellement refuge chez des proches) ayant disparu.

L’alerte a été formulée immédiatement après les premières mesures de restriction des déplacements par les réseaux féministes, les expert.e.s et les associations d’aide aux victimes. Le 13 mars, dès le lendemain des annonces du Président de la République, l’Assemblée des Femmes empruntait à Simone de Beauvoir sa célèbre maxime, « Il suffira d’une crise… », pour saluer l’engagement des femmes en première ligne – médecins, infirmières, aides-soignantes, caissières, etc., témoigner de l’impératif de garantir les droits des femmes et de prévenir les violences patriarcales.

Les pouvoirs publics, conscients également du danger, ont communiqué immédiatement sur la détermination de l’Etat à adapter la protection des victimes de violences conjugales à l’état d’urgence sanitaire.

10 jours après le début du confinement, le ministre de l’Intérieur a indiqué une hausse très significative des violences intrafamiliales : de 32 % dans les zones gendarmerie, et de 36 % pour la préfecture de police de Paris. En d’autres termes, malgré les efforts entrepris, les femmes subissent davantage de violences et le confinement, bien que nécessaire, les place dans une situation de quasi-séquestration dans laquelle elles ne peuvent se soustraire aux coups.

L'assemblée des Femmes a édité un guide "Lutter contre les violences intrafamiliales" pour vous informer des possibilités d'action, que vous soyez victime ou témoin.